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Les pouvoirs du vin depuis l´Antiquité




La plus ancienne mention d'un usage thérapeutique et médicamenteux du vin remonterait à quatre mille ans avant J-C, date à laquelle une inscription ventant les vertus du vin a été découverte dans une tombe Egyptienne.

C'est avec Hippocrate, le père de la médecine moderne que le vin connaît une véritable consécration dans le domaine de la thérapeutique.
Il disait déjà : "Le vin est une chose merveilleusement appropriée à l'homme si, en santé comme en maladie, on l'administre avec à propos et juste mesure, suivant la constitution individuelle."

Un peu plus tard, Théophraste (372-287 av. J.C) invente les vins médicinaux en y mélangeant des herbes et des épices.

Platon quant à lui, en recommande l'usage modéré pour réchauffer à la fois l'âme et le corps. Dans l'un de ses ouvrages, il assure que le vin qui "apporte à la fois santé, divertissement aux hommes d'âge, leur a été donné par un Dieu comme remède à l'austérité de la vieillesse".


Dans la Rome Antique, Bacchus remplace Dionysos, mais le produit de la vigne n'en perd pas pour autant ses qualités thérapeutiques.

Pline l'Ancien, victime de sa curiosité scientifique lors de l'éruption du Vésuve en l'an 79, rappelle dans son traité d'histoire naturelle les applications médicinales non seulement du vin mais aussi du sarment, de la feuille de vigne et des pépins de raisin. Rejoignant les enseignements d'Hippocrate, il confirme: "le vin à lui seul est un remède ; il nourrit le sang de l'homme, réjouit l'estomac et amortit chagrin et souci."



MOYEN AGE


Avec la chute de l 'Empire romain, les travaux d'Hippocrate sont temporairement oubliés.
Seuls les moines de cette époque, qui sont aussi viticulteurs, continuent à soigner avec le vin.
En effet, au long de ces siècles troublés par l'invasion des Barbares, la vigne n'en prospère pas moins, surtout dans le pourtour des monastères, dont les plus célèbres sont ceux de Cluny et de Cîteaux. L'un de ses fondateurs, Saint Benoît, conscient des vertus du "breuvage sacré", recommandait à ses frères en religion d'en consommer, au cours des repas monastiques, la valeur d'une "hémine" équivalent à ¼ de litre, afin qu'ils restent toujours au mieux de leur forme.

Cette constatation, amène à faire allusion à l'aspect symbolique que le Moyen-Age a donné à la vigne ; si le cep est l'expression de la résurrection et de la vie éternelle, le vin est assimilé au sang du Christ. En effet, le vin, pour ses bienfaits, est cité plus de quatre cent cinquante fois dans la Bible.
De plus, le premier miracle de Jésus, relaté par Saint-Jean n 'est-il pas la transformation de l'eau en vin au cours "des noces de Cana" ?

Au IX e siècle, la conviction des vertus thérapeutiques refait surface, à tel point que sur la porte d'entrée de l'hôpital de Salerne en Italie, il est gravé : "Bois un peu de vin."
Les livres de cette prestigieuse faculté de médecine en détaillent même le principe. On peut y lire notamment : "Le bon vin donne aux vieux un regain de jeunesse. Le vin pur a de multiples bienfaits, il tonifie le cerveau met l'estomac en liesse, chasse les humeurs mauvaises. Il rend l'esprit vif, les yeux brillants, l'oreille fine, dispense l'embonpoint et donne dans la vie une santé robuste." et aux maîtres de cette faculté d'ajouter en complément ce conseil judicieux qui n'a en rien perdu de sa valeur : "...buvez-en peu, mais qu'il soit bon."

La fin de la période moyenâgeuse(XIIe au XIVe siècle) voit l'inauguration de la faculté de médecine de Montpelier en 1220, on y a retrouvé des écrits médicaux anciens qui montrent que la moitié des "recettes" médicinales contenaient du vin. Un respectable docteur en médecine de cette même faculté qui n'est autre que François Rabelais proclamait haut et fort les vertus du vin en disant : "Le jus de la vigne clarifie l'esprit et l'entendement, chasse tristesse, donne joie..."

Henri de Mondeville(1260-1320) grand chirurgien de guerre, préconise la consommation de vin dès le lendemain d'une opération "Mais le vin, dit-il, devra être le meilleur que l'on pourra trouver..."


LA RENAISSANCE


L'ouverture au monde qui caractérise cette époque et ses larges références à l'Antiquité confirment la croyance dans les vertus médicinales du vin.
L'un de ses principaux propagandistes n'est autre que François Rabelais.

Quant à Montaigne, notable Bordelais, homme de lettres, moraliste et vigneron, il soigne ses calculs urinaires au vin. Le philosophe apportait d'ailleurs son adhésion aux principes de l'Ecole de Salerne, précédemment mentionnée.

Ambroise Paré quant à lui, chirurgien des rois de France de cette époque, appliquait des cataplasmes de vin rouge sur les blessures reçues par ses patients au long de leurs campagnes guerrières.
Cette thérapeutique se comprend mieux depuis qu'ont été révélées les propriétés antibiotiques des crus du Médoc.

Dans les pages de la "Pharmacopée universelle" parue en 1677 on trouve consignée la recette du Baume du Samaritain. Cette préparation était à base d'un mélange à parties égales d'huile et de vin rouge et servait au nettoyage des plaies et à faciliter leur cicatrisation. Appliquée en usage interne, elle aidait à fortifier les nerfs.
Ces types de vin médicinaux seront suivis de toute une série d'autres, toujours composés à base de vin, dans lequel on faisait macérer des plantes médicinales.



AU SIECLE DES LUMIERES


Plus on approche de l'ère contemporaine, plus le vin, dont on connaît mieux les propriétés, tend à occuper une place encore plus importante dans les prescriptions médicinales.

Au début du 18e siècle, le médecin Helvétius qui prodiguait ses soins au Régent, avait, sur un nombre total de 60 ordonnances destinées à son malade, consigné plus de vingt fois l'usage du vin.
Il déclarait par ailleurs qu'il "ne faut pas s'opposer à l'usage modéré du vin, car il est utile et même nécessaire pour faciliter la digestion et fortifier l'estomac du convalescent."


Dès cette époque, nombre de sommités médicales attribuaient au vin des vertus médicamenteuses dépassant ses simples avantages sur la digestion. A ce propos, il peut paraître paradoxal de constater que les opinions favorables au vin provenaient souvent des pays anglo-saxons. Citons, entre autres, l'opinion de John Brown, dédaignant la prescription de whisky de son pays natal pour recommander l'usage du vin rouge pour combattre les états de fatigue physique et la dépression psychique.



AU XIXe SIECLE


Avec les années qui passent, le recours au vin en qualité d'adjuvant médicamenteux, se précise et s'étend.

En 1822, le neurologue français Magendie conseillait plus particulièrement le vin de Bordeaux aux malades atteints du choléra. C'est ainsi que Todd crée "L'éthylothérapie". Le vin est officiellement utilisé pour lutter contre cette terrible maladie.
Un peu plus tard, en 1886, lors d'une nouvelle épidémie, Rambuteau faisait ajouter du vin à l'eau de boisson courante.

D'autres praticiens comme Chomel, Sabrazès, Mercadier avaient constaté le pouvoir bactéricide du vin du Médoc sur certaines maladies.

Cette période est aussi la grande époque des vins médicinaux : le vin de gentiane améliorant la digestion, le vin de quinine pour faire baisser la fièvre ...
En 1840, la pharmacopée parisienne en recense 164 : 11% du vin consommé à l'assistance publique sert à les fabriquer soit 3,2 millions de litres en 1893 !

Le Professeur Villard, célèbre chirurgien Lyonnais de l'époque, prête même un concours actif à une "réclame" en signant un slogan qui prétend que "le bistouri commence la guérison, le vin l'achève".

Dans une période où naît la lutte antialcoolique, le Docteur Guyot, oppose "le vin naturel, alimentaire et bienfaisant" aux alcools de distillation, comme l'absinthe qui commence à faire des ravages.
Les affiches publicitaires de l'époque proclament que "Le vin, c'est la santé", avec en toile de fond la bénédiction de la Faculté. Même le grand Pasteur apporte sa contribution à cette promotion en annonçant sans réserve que "Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons". Ceci ne l'empêchant pas de militer dans des ligues antialcooliques, qui visaient essentiellement l'alcool de distillation et plus particulièrement l'absinthe mais en aucun cas le vin.
AU XXe SIECLE


En 1904, le Docteur Gauthier, membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, approuve l'usage modéré du vin : "C'est un aliment précieux tant qu'on ne dépasse pas la dose de 1g d'alcool/kilo et par jour", soit un litre de vin pour un sujet de 80 kg.
On peut constater qu'il faisait déjà apparaître la notion de quantité en fonction de l'individu même si cette dernière s'avère être aujourd'hui inexacte.

A la suite de cette déclaration du Docteur Gauthier, de multiples thèses médicales vantant les vertus du vin, et en particulier du vin de Bordeaux, voient le jour.

En 1931 le politicien André Tardieu crée le comité national de propagande pour le vin, qui édite des bons points à usage scolaire, où l'on peut lire : "Un litre de vin de 10° correspond comme nourriture à 900g de lait, 370g de pain ou à 5 œufs ! ".

En 1935 le Docteur Dougnac se fait l'apôtre de la "vinothérapie" comme parade de l'alcoolisme. Il démontre en effet, chiffres à l'appui, que c'est dans les régions viticoles qu'il y a le moins d'alcoolisme (ce qui est toujours vrai en 1998) et que la longévité des individus est supérieure dans le Bordelais à ce qu'elle est dans les autres régions de France.

Après la seconde guerre mondiale, la politique de prévention dans une optique de maintien de la santé, dans laquelle s'inscrivait la recommandation de boire du vin, tombe petit à petit. Les ligues antialcooliques en profitent alors pour occuper le terrain, faisant un amalgame entre le vin et l'alcool. Elles vont même jusqu'à séduire les politiciens qui; en votant des lois destinées à lutter contre l'alcoolisme, vont injustement bâillonner le monde viticole, contribuant indirectement à jeter la suspicion sur l'intérêt de boire du vin.

Au XIXe siècle, les scientifiques qui affirmaient, comme Pasteur, que le vin était bon pour la santé, le faisaient par intuition et donc par conviction personnelle mais aussi par observation et par expérimentation.

A la fin des années 1970, parler de l'effet bénéfique du vin sur la santé paraissait pour beaucoup une contre-vérité. La lutte contre l'alcoolisme était telle que l'opinion et les pouvoirs publics négligeaient de s'intéresser aux possibles bienfaits du vin et ne retenaient que la présence d'alcool parmi les nombreux constituants du vin.

Les médecins qui, de nos jours, relancent la question des pouvoirs du vin s'appuient désormais sur de réelles études scientifiques qui en font la claire démonstration.

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